Première assemblée générale

Le 3 septembre 1995, les Roy d’Amérique vivaient, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, un grand jour : la fondation de leur association des descendants des familles-souches du nom de ROY. Ainsi était donnée la réponse à la question souvent entendue : « Quand est-ce qu’il y aura une rencontre des ROY ? « ; et aux commentaires suivants : « Nous sommes très nombreux… ». « D’autres familles ont leurs réunions, leurs bulletins… ».

Les débuts de cette fondation

En fait, dans le passé, quelques réunions de Roy s’étaient tenues, mais dans un contexte moins global que celle-ci. Mais le grand mouvement s’est mis en branle à l’automne 1994, quand cinq (5) requétants portant le patronyme Roy avaient amorcé le rassemblement de tous les descendants des premières familles Roy.

Et puis, cette vaillante équipe avait obtenu du Gouvernement du Québec, le 14 septembre 1994, les lettres patentes constituant la corporation nommée « ASSOCIATION DES FAMILLES ROY D’AMÉRIQUE ». Ce sont Emmanuel ROY, retraité, de Saint-Fabien, près de Rimouski; Jean-Marie ROY, instructeur, de Montréal; Madeleine ROY, enseignante, du Cap-de-la-Madeleine; Andrée ROY, technicienne, de Rivière-du-Loup et de Jean-Guy Roy, curé de Saint-Épiphane, dans le Bas-du-Fleuve, initiateur du projet. Comme ce dernier n’en est pas à ses premiers projets réussis et que son équipe était dynamique, ils ont fait un succès de la rencontre de fondation.

Les défis relevés

Le défi était de taille. D’abord parce que les premières familles ROY, ROY DIT … et LEROY, LEROY DIT …, toutes devenues au fil des ans des familles portant le nom de ROY, ne venaient pas du même endroit, en France, et donc, n’étaient pas nécessairement apparentées. (Par exemple, mon ancêtre ROY, de lignée maternelle est Nicolas LEROY, originaire de Dieppe, en Normandie, une autre est originaire de Châtellerault, au Poitou). Puis, dans le cas des descendants actuels d’une première famille dont c’est l’épouse qui est l’ancêtre ROY, « DOIT-ON LES INVITER? » (Exemple la famille-souche RODRIGUE-LEROY)… Et aussi, l’initiative de rejoindre le plus de familles ROY d’aujourd’hui qui ne fut pas une mince tâche. Et plus, l’organisation des inscriptions, et des locaux. Et la célébration eucharistique, le banquet, le personnel de secrétariat, d’accueil, de service de tables, … et la carte d’identification et de membre, etc., toute cette logistique fut organisée et mise en marche.

La participation des ROY

Eh bien, en cette veille de la Fête du travail, la machine a très bien fonctionnée, malgré quelques engorgements. Les 680 participants venus de tous les horizons prenant plaisir, dès le débuts de la rencontre, à se dire les uns aux autres : <<Bonjour Madame ROY, Bonjour Monsieur ROY, Excusez Madame ROY, Sorry Mister KING…>>, car tous étaient ROY, par le nom ou la parenté. Tous se sentaient bienvenus et réalisaient que la réunion serait une réussite dans ce CEGEP de La-Pocatière, par ce beau matin ensoleillé où même le fleuve se faisait miroitant!

Le programme suivi : Inscription, Messe

Il le fut pour l’inscription fixée à 9:30 hre, un peu moins pour la messe fixée à 10:00 hre. Elle a rassemblé la famille sous la présidence du célébrant, l’abbé Jean-Guy ROY (descendant d’Antoine ROY DIT DESJARDINS), fier de nous accueillir dans son Alma Mater, accompagné de cinq (5) prêtres ROY dont un venu du Manitoba, pour la rencontre.

Réunion de fondation : Exposés, Élections

Puis, c’est dans cette très grande chapelle qu’a eu lieu la présentation de l’assistance, l’assemblée de fondation précédée de courtes conférences minutées par le maître de cérémonie nouvellement retraité, le Dr Augustin ROY.

À ces conférences participèrent, entres autres, M. André ROY, vigoureux octogénaire, autrefois journaliste à L’Action-Catholique de Québec. Il expliqua comment sa famille, descendante des ROY-DESJARDINS, l’est par la branche ROY-LAUZIER. M.Yvan-Marcel ROY traita de Nicolas LEROY et de son époque. Suivirent d’autres conférenciers, dont M. Guy ROY, et M. Gilles GAGNON. Ce dernier, président-sortant de la Fédération des Familles-Souches Québécoises, se disait tout fier de retrouver dans sa ville natale, une si importante rencontre de famille ROY dont il descend lui-même par ses ancêtres en ligne collatérale. Il était heureux d’accueillir la nouvelle association dans la Fédération qu’il dirige et qui fournit un support aux associations membres; envois postaux, etc..

Suivit l’élection des 17 membres du conseil d’administration, sous la présidence de M. Jean-Pierre ROY, nommé président d’élection. On a élu un minimum de trois (3) administrateurs pour les descendants d’Antoine ROY DIT DESJARDINS et pour ceux de Nicolas LEROY, à cause de leur grand nombre de descendants. Pour l’élection des autres administrateurs, on a cherché à élire un délégué pour chacun des autres ancêtres ayant fait souche en Nouvelle-France. Nous avons nommé un administrateur délégué pour représenter les cousines et cousins du Maine et ailleurs en Amérique.

Banquet au Collège Ste-Anne

Dans la salle de la cafétéria se sont entassés 635 des participants. On comprend que la joie de partager ces agapes avec ses « parents », voisins de table, ait quelque peu empêché quelques dévoués narrateurs de faire tout saisir de leurs savants exposés. On se disait que le futur bulletin de liaison leur rendrait justice ! Le repas fut très goûté.

Activités de l’après-midi

On nous proposait au programme la visite du Musée François-Pilote, la visite des Archives de la Côte-Sud, la visite de l’ancien cimetière de Ste-Anne-de-la- Pocatière où reposent plusieurs ancêtres ROY. Il y eut prière pour nos défunts. Enfin, un détour par Kamouraska où l’ancêtre Augustin ROY a donné une parcelle de sa terre pour la construction de l’église paroissiale.

Les suites de la fondation

Comme toutes les associations de famille, la nôtre se prépare à produire un bulletin de liaison. Elle fait appel à toutes les compétences dans ses rangs. La liste des membres commence à se constituer. Le conseil va se réunir périodiquement et orienter les activités. Il y en aura, sans doute, pour chaque famille des ancêtres. Enfin, on peut croire que ce qui fut une multitude de clans familiaux divers, en Nouvelle-France, est en train de devenir une grandefamille au patronyme commun, si répandu dans toute l’Amérique et ailleurs, dans le monde !

Texte de Gabriel Brien (Nicolas)